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Sacoches et matériel de bikepacking & cyclotourisme [Guide & Budget]

Rédigé par Cédalise Mariotti

Tu ne sais pas quel matériel et quelles sacoches de cyclotourisme choisir ?

Ou bien tu hésites entre lampe dynamo et lampe rechargeable ?

Ou tu veux installer des prolongateurs mais ne sais pas comment t’en servir ?

Alors te voilà au bon endroit, je réponds à toutes ces questions dans ce guide complet sur le matériel de cyclotourisme et bikepacking.

Bonne lecture ! 🙂

Matériel et sacoches bikepacking

1. Les sacoches de bikepacking et cyclotourisme

En 2 ans et plus de 20.000 km, j’ai pu essayer la majorité les formats de sacoches bikepacking, sur tous les types de terrain et vélos. J’ai mes préférées, mais ma conclusion est surtout qu’il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises sacoches. Elles sont toutes adaptées à des besoins différents, suivant la durée de ton voyage, la taille de ton vélo, le terrain, le matériel transporté…

Voici donc La Liste™ des sacoches de cyclotourisme et bikepacking, avec leurs points forts et leurs points faibles !

(Note : je ne parle pas ici des sacoches de porte-bagage, tout simplement car je n’en ai jamais utilisé.)

Les sacoches de selle

La sacoche de selle se situe (comme son nom ne l’indique pas) en dessous de la selle. Elle a en général une capacité de 7 à 20 L.

Points forts : cette sacoche est adaptée à toutes les tailles de cadre. Elle est aussi adaptée à tous les terrains, que tu voyages sur route, chemins, graviers… elle se décline dans toutes les matières pour s’adapter aux conditions météos. Le matériel rangé dedans est facile d’accès, à condition d’avoir organisé au préalable (matériel utile au-dessus, matériel moins utile en dessous, j’en reparle plus bas). Tu peux utiliser un petit format pour ranger des outils, ou un grand format pour ranger plus d’affaires.

Points faibles : on doit souvent faire un choix entre capacité et équilibre. Soit, on remplit la sacoche jusqu’au bout, auquel cas elle se balance beaucoup lorsque tu te mets en danseuse ou lorsqu’il y a du vent. Soit, tu ne la remplis que de moitié / deux tiers, auquel cas tu n’auras plus ce problème de « ballotement » mais tu emmèneras moins d’affaire.

Conclusion : une sacoche idéale pour les voyages courts, ou pour les minimalistes comme moi qui emmène autant d’affaires pour 2 jours et pour 3 semaines. Adaptée à tous les types de vélo, c’est une de mes sacoches préférées !

Les sacoches de cadre

Cette sacoche se place dans le cadre, elle le remplit en entier (là où tu places habituellement les gourdes). Elle a en général une capacité de 7 à 14 L.

Points forts : c’est la sacoche la plus aérodynamique, je sais que ça compte pour certains ahah. C’est aussi là où le poids est le mieux réparti, au milieu du vélo. Et point vraiment important, c’est une sacoche à laquelle tu peux accéder en roulant, donc idéale pour y mettre de la nourriture. Elle est facile à organiser et tu n’as pas besoin de tout sortir à chaque fois que tu cherches quelque chose. Elle est adaptée à tous les types de vélo, route, VTT, VTC…

Points faibles : tu t’en doutes, le gros point faible de cette sacoche, c’est qu’elle prend la place des bidons. Si tu as un grand cadre, tu peux placer tes gourdes ailleurs, mais pour les petits cadres malheureusement les options sont limitées… Donc cette sacoche ne convient pas vraiment aux petits cadres (à mon grand malheur, avec mon cadre 47 cm…)

Alternative : si tu veux une sacoche de cadre sans sacrifier tous tes bidons, tu peux choisir une demi-sacoche de cadre. Tu auras moins de place pour ranger, mais tu peux toujours y accéder en roulant, et tu peux garder un bidon, voire deux pour les (très) grands cadres. Une très bonne option, que j’ai utilisé pour une traversée de 4000 km !

Les sacoches de guidon (type rouleau)

Cette sacoche s’accroche à l’avant du guidon, entre les cocottes. Elle a une capacité de 5 à 15 L, et on recommande de ne pas y mettre plus de 1,5 ou 2 kg.

Points forts : honnêtement, j’ai du mal à voir les points forts de cette sacoche, j’en ai utilisé une pendant 5-6 mois et je n’ai pas du tout aimé. Si tu y vois des points forts, n’hésite pas à me dire en commentaire, je les ajouterai ici !

EDIT : cette sacoche est pratique pour y mettre ton bivouac (matelas, dans lequel tu roules ton duvet et couette). Effectivement, c’est du matériel dont tu n’auras besoin en route, et tu peux tout déballer le soir !

Points faibles : pour commencer, sa position est gênante, elle peut bloquer l’accès aux cocottes, ou même au guidon tout court si elle est trop remplie. Elle peut aussi créer un déséquilibre si elle est trop lourde, donc tu es obligé de te limiter en poids. Elle a aussi tendance à se frotter sur la roue avant dès qu’elle tombe un petit peu (elle est difficile à accrocher de manière optimale). Enfin, en terme d’organisation, c’est à mon sens la pire sacoche puisque tu es presque toujours amené à déballer le contenu entier pour pouvoir trouver quelque chose, et tout remballer ensuite.

Conclusion : pas la sacoche la plus efficace à mon sens, surtout en vélo de route. Un peu plus adaptée à un VTT avec un guidon plat et plus éloigné de la roue avant.

La sacoche de guidon, crédit photo : Apidura

Les sacoches de tube supérieur

Cette sacoche se pose sur le tube supérieur, et a une capacité de 0,5 à 5 L.

Points forts : la version en 5 L est idéale pour les petits cadres, au lieu du sac de cadre ! Autrement, c’est une petite sacoche très facile d’accès en roulant, parfaite pour y mettre à manger pour la route. Elle marche encore mieux sur les cadres plats.

Points faibles : j’ai déjà entendu des personnes se plaindre que cette sacoche gêne les jambes en pédalant. Également si tu prends une sacoche de 5 L, elle peut bouger si tu y mets trop d’affaires et que tu as un cadre rond. Cependant, ces points faibles sont souvent dus à une mauvaise accroche de la sacoche.

Conclusion : une sacoche vraiment versatile et qui peut s’adapter à tous les types et tailles de cadres, une de mes préférées !

La petite sacoche de tube supérieur du vélo
La petite sacoche de tube supérieur, idéale pour y mettre à manger pour la route !

Les petits sacs de guidon (food pouch)

Des petites sacoches appelées « food pouch » dans le jargon, avec une capacité de 0,5 à 1,5 L.

Points forts : les sacoches les plus utiles pour avoir un accès rapide en route, puisqu’elles sont juste sous tes yeux et tu n’as presque pas besoin de bouger pour les atteindre ! Tu peux y mettre de la nourriture, ton téléphone et chargeur, ou même un bidon d’eau si besoin. Si tu as des prolongateurs, tu as le combo idéal en l’accrochant au milieu.

Points faibles : elle est moins adaptée aux guidons droits, mais il est probablement possible de trouver des modèles fait pour les VTT !

Conclusion : un indispensable pour moi, pour avoir un accès rapide aux essentiels et y mettre à manger !

Food pouch, sacoches de guidon
Food pouch, sacoches de guidon

Les sacoches de tube diagonale (sous cadre) ou de fourche

La sacoche de tube diagonal (sous le cadre, près de la roue avant) a une capacité de 1 à 2 L, et la sacoche de fourche de 3 à 8 L.

Points forts : la sacoche de tube diagonal est idéale pour les grands cadres de VTT ou VTC, pour ranger le matériel de réparation du vélo, ou même pour y mettre une gourde – et elle permet une bonne répartition du poids, en étant au centre du vélo. La sacoche de fourche est adaptée aux petits et grands cadres, et idéale pour VTC ou VTT.

Points faibles : la sacoche de tube diagonal n’est pas du tout adapté aux petits cadres, et la sacoche de fourche peut créer un déséquilibre sur vélo de route si tu n’en mets qu’une seule ou si tu les remplis trop, donc tu es parfois limité en poids. Les deux sont moins adaptées aux vélos de route.

Conclusion : si j’avais un grand cadre, je prendrais définitivement une sacoche de tube diagonal : rangement facile pour le matériel que l’on n’utilise qu’occasionnellement, poids bien réparti pour le matériel un peu lourd, c’est l’idéal.

Quelles sacoches choisir ?

Cela dépend pour combien de temps tu pars, et pour quelle distance.

Si tu souhaites partir 2-3 jours, tu n’auras pas besoin de multiples sacoches. Une sacoche de selle ou de guidon peuvent suffire, avec une petite sacoche pour la nourriture à l’avant.

Pour un voyage de 7 jours ou plus, tu peux arriver à tout mettre dans 2 sacoches, par exemple une sacoche de selle et une sacoche de cadre. Si tu prévois de camper ou de cuisiner, évidemment tu auras probablement besoin de plus, surtout pour stocker la nourriture. Pas mal de gens utilisent les sacoches de fourche pour mettre les provisions.

Pour un voyage à allure rapide et avec beaucoup de kilomètres, moins tu prendras d’affaires, mieux ce sera. Tu gagneras en poids mais aussi en temps, car plus tu as d’affaires, plus tu passes de temps à chercher ce qu’il te faut. Garde à l’esprit que plus de poids sera synonyme de fatigue, à la longue.

Pour un voyage à allure lente ou modérée, ou sans objectif de temps, tu peux seulement te soucier de ta capacité à porter ce que tu emmènes. Tant que tu es capable de porter le poids, tu arriveras à destination !

Dans tous les cas, évite les sacs à dos. J’en avais utilisé un pour mon tout premier voyage à vélo, un Deuter de 60 L, et je ne le referais pas. Tu as mal au dos à la fin de la journée et souvent mal aux fesses avec le poids. À la rigueur, emmène un petit sac en tissu pour transporter de la nourriture occasionnellement, au cas où.

2. Les différentes marques et prix de sacoches de vélo

Sacoche Apidura : €€€

Apidura, c’est un peu le best-seller du cyclotourisme et bikepacking. C’est aussi l’option qui coûte un rein, mais la qualité est vraiment au rendez-vous. C’est une des marques les plus reconnues. Leurs sacoches sont faites en matériau vraiment solide et imperméable, et elles peuvent durer des kilomètres sans prendre une ride. Si tu as le budget en conséquent, c’est une super option et tu ne seras pas déçu. Les prix vont de 40 € à 180 €. À noter, ils ne proposent pas de sacoches pour porte-bagage, seulement des sacoches dites « bikepacking ».

J’ai la food pouch Apidura depuis 2 ans et elle est comme neuve. À 40 €, c’est mon seul gros investissement en termes de sacoches, mais j’en suis vraiment contente.

Sacoche Ortlieb : €€€

C’est aussi une des marques les plus reconnues, et donc une des plus chères. Comme pour Apidura, les prix vont de 30-40 € à 170 €. Ils proposent des sacoches pour porte-bagage et pour toutes les autres parties du vélo, donc une gamme plus complète qu’Apidura !

Sacoche Topeak : €€

Toujours dans la série des marques reconnues, la qualité est encore au rendez-vous. Leurs sacoches sont imperméables et vraiment résistantes. Le prix est légèrement plus bas. A priori cependant le service client est moins bon que chez Apidura ou Ortlieb, et leurs produits durent moins longtemps.

J’avais testé leur sacoche de guidon Frontloader (8 L) et bien que je n’ai pas aimé l’expérience de la sacoche de guidon, la qualité était irréprochable. Je ne l’ai cependant pas gardé assez longtemps pour commenter sur sa durabilité.

Sacoche Vaude : €€

Vaude, ce sont les sacoches allemandes, et (forcément) un vrai gage de qualité. Ils proposent une garantie de 5 ans, ce qui n’est pas négligeable ! Tu peux y trouver des sacs de porte-bagage pour voyager ou pour la ville, des sacoches de bikepacking, des sacoches de coursier à vélo, bref, une gamme vraiment élargie. Leurs prix sont légèrement en dessous de ceux d’Apidura et Ortlieb, donc un bon compromis.

J’ai le sac de porte-bagage Silkroad Plus (80 €) que j’utilise sur mon vélo de tous les jours, et comme pour Apidura, il n’a pas pris une ride.

Sacoche Restrap : €€

Encore une marque très reconnue dans le monde du cyclotourisme, ils proposent des sacoches de porte-bagage et des sacoches dédiées au bikepacking (leur série carry everything). Elles sont disponibles chez Alltricks, Wiggle, Cyclable, Probikeshop, un peu toutes les plateformes de vente de matériel de vélo en ligne. Leurs prix sont similaires à ceux de Vaude.

Les sacoches moins chères

Comme je le disais dans mon article sur la Vélodyssée, le cyclotourisme, ça peut vite devenir un sport de riches. Les marques les plus reconnues sont aussi excessivement chères pour la personne lambda, et je ne parle même pas des sacoches fabriquées par des artisans indépendants.

Même si je comprends bien que la passion justifie les investissements, et que j’aimerai moi-même avoir de superbes sacoches, j’aime l’idée que le voyage est accessible à tous, et donc à tous les budgets.

Lorsque j’ai démarré le bikepacking, je ne voulais pas investir, car je n’étais pas sûre que le concept me plairait. J’ai opté pour un sacoche de selle à 15 € sur eBay, et une sacoche de tube supérieur à 6 €. Résultat, 3 ans plus tard, j’utilise encore les 2 et je n’ai rien à leur reprocher. Elles ont parcouru plus de 20.000 km, sous le soleil, la pluie, les orages, et ne m’ont jamais fait défaut.

Décathlon

Si tu as un budget moyen, Décathlon a le meilleur rapport qualité prix : la sacoche de porte-bagage à 15 € (15 L), la sacoche de selle à 20 € (6 à 15 L) avec son harnais à 50 €, la demi-sacoche de cadre à 90 €, toute une gamme moitié moins chère que les marques citées précédemment.

eBay, Le Bon Coin…

Si tu as un petit budget, eBay et les autres plateformes de vente de seconde-main sont tes amis. Des tas de gens y vendent des sacoches quasi neuves à prix ridicules. J’y ai quand même trouvé la sacoche de selle qui m’accompagne depuis 3 ans, c’est pas rien !

La plaine du Nullarbor, en Australie
La plaine du Nullarbor, en Australie

3. Le matériel de cyclotourisme et bikepacking [Liste Complète]

Ma règle #1, c’est de n’emmener que le strict minimum. Premièrement, parce que j’aime voyager léger, surtout quand je transporte le matériel à la force de mes mollets. Et ensuite parce que moins tu en emmènes, moins tu auras à penser pendant le voyage.

J’ai voyagé à vélo dans des conditions allant du désert australien en plein été sous 40°, à la Norvège en plein hiver. Cependant, ces listes restent non exhaustives, et surtout, elles me correspondent à moi. Je ne suis pas forcément une référence, et mes envies et besoins seront probablement différents de ceux d’un autre cycliste.

J’ai fait en sorte de réunir un maximum d’informations, mais si tu l’utilises pour ton propre voyage, assure-toi de ne rien oublier qui te manquerait une fois sur la route. Par exemple si tu es en tubeless, n’oublie pas le matériel qui te permettrait de réparer en cas de crevaison. Ou si tu comptes camper, rajouter des affaires de camping à a liste. Ou si tu veux faire des photos, ajouter ton appareil photo à la liste. 😉

Le matériel essentiel

Voici une liste du matériel que tu devrais emmener, quelle que soit la durée de ton voyage ou ta destination. C’est ma liste d’essentiel.

Matériel de vélo

  • sacoche de vélo
  • un petit rétroviseur (de guidon ou de casque)
  • un casque
  • une pompe à vélo
  • deux chambres à air et des démonte-pneus
  • un multi-tool
  • une pince maillon rapide
  • deux gourdes de 1 Litre
  • graisse pour la chaîne
  • des rustines pour chambres à air
  • un petit rouleau de scotch d’électricien

N’étant pas experte mécanique, je n’emporte que ce dont je sais me servir. Bien sûr si tu as des connaissances plus étendues, emporte davantage de matériel, comme des rayons de rechange, un démonte-cassette, des câbles…

Électronique

  • une lumière dynamo à l’avant
  • deux lampes arrière + chargeurs
  • un téléphone + chargeur
  • une batterie portable + chargeur
  • une prise murale
  • un GPS / Garmin / montre connectée + chargeur

Vêtements

  • 2 débardeurs
  • 1 ou 2 brassières de sport
  • un cuissard de vélo
  • une veste de vélo (si possible de couleur flash)
  • 2 ou 3 paires de chaussettes
  • une veste de pluie (et pantalon si besoin)
  • un short de sport (pour le soir)
  • manchettes et tour de cou
  • lunettes de soleil
  • une paire de chaussures de vélo
Tout le matériel pour ma traversée de l’Australie, 4500+ km (#minimalisme)

Le matériel optionnel

Cette liste regroupe le matériel optionnel, dans le sens où il dépendra de la durée et destination de ton voyage. Par exemple, pour un weekend de 2 jours, tu n’auras pas forcément besoin d’emmener de savon d’Alep ou de serviette de bain. Ou si tu pars dans un pays chaud, tu n’auras pas besoin de gants d’hiver.

Hygiène & soins

  • des pansements
  • du steristrip
  • des bandages
  • un savon d’Alep
  • une serviette de bain
  • brosse à dents

Cuisine

  • un réchaud
  • un set de popote (casserole, etc)
  • des sachets en plastique pour la nourriture (pas forcément écolo mais vraiment utile)
  • des purificateurs d’eau
  • un multi-tool couverts
  • barres de céréales, fruits secs
  • une couverture de survie
  • un briquet

Camping

  • une tente
  • un sac de couchage (adapté aux températures)
  • un matelas (ou au moins tapis de sol)
  • un oreiller
  • des vêtements pour la nuit (pour tenir chaud)
  • une lampe frontale ou lampe torche

Matériel pour l’hiver (froid et humidité)

  • des sacoches imperméables
  • des sur-chaussures
  • un cuissard long
  • des sous-couches en laine Merino
  • des gants
  • un bonnet
  • des chaussettes polaires
  • des pneus à clous (rouler dans la neige)

En hiver, l’ennemi, c’est l’humidité. Pour une liste complète du matériel pour voyager à vélo en hiver, tu peux trouver des dizaines d’articles spécifiques à ce sujet. Ils te proposeront une liste plus complète. 🙂

Matériel pour l’été (chaleur et sécheresse)

  • de la crème solaire
  • des lunettes de soleil
  • une casquette
  • un maillot de bain
  • une paire de tongs
  • des manchons de protection solaire

4. FAQ matériel de bikepacking et cyclotourisme

Quel type de vélo ?

Un vélo de route pour la route, un VTT ou VTC pour les chemins, un vélo électrique pour la route… Mais si plusieurs types de route se mélangent ?

Pour la Vélodyssée par exemple, tu as environ moitié de pistes cyclables goudronnées et moitié de chemins. Tu peux prendre un vélo de route avec pneus en 27-28, parfait pour les pistes cyclables mais ça restera assez inconfortable sur les chemins. Tu peux prendre un VTC, très bien pour les chemins, tu seras un peu ralenti sur les pistes cyclables. Le VTT n’est pas vraiment utile sur cette véloroute.

En cyclotourisme, le vélo de prédilection semble être le vélo hybride. Tu peux l’utiliser dans toutes les situations : aller au travail, voyager… Ils offrent un véritable confort (guidon haut et position droite) que ce soit sur route, chemins, pavés. On peut y installer un porte-bagage, un panier pour enfant, des gardes-boue, un panier à l’avant, bref, toutes les options que tu souhaites. Tu peux également y mettre des pneus allant de 28 à 50 !

Mais si tu es plutôt orienté performance, cyclotourisme ou bikepacking avec un objectif de temps, un vélo de route est plus adapté. Tu devras simplement retracer ta route lorsque les chemins balisés quittent les pistes cyclables. Pour ma part, je n’utilise que des vélos de route. J’ai essayé le vélo hybride et le vélo de gravel, et aucun ne m’a séduit autant que le vélo de route. J’aime rouler assez rapidement et pendant longtemps, et surtout, j’aime les routes lisses ahah. Donc jamais de chemins pour moi !

Vélo de gravel Liv

Prolongateur ou non ?

Les prolongateurs ont plusieurs fonctions.

En premier, c’est l’aérodynamisme. Tu es recroquevillé sur l’avant du vélo, avec moins de prise au vent. C’est pour ça qu’ils sont beaucoup utilisés en triathlon longue distance ou en ultra cyclisme. C’est une vraie science et je pourrai en parler des heures, mais en cyclotourisme et voyage plus lent à vélo, on s’en fiche pas mal de l’aérodynamisme.

Leur deuxième fonction donc, c’est le confort. C’est là que ça devient intéressant pour nous. Lorsque l’on roule 5h, 10h par jour, pendant plusieurs jours d’affilés, on peut vite avoir des crampes ou des raideurs dans les mans à force d’être dans la même position si longtemps. Les prolongateurs te permettent de varier ta position sur le vélo. Si tu voyages en faisant énormément de pauses durant la journée, ils ne seront pas tellement utiles, mais si tu as tendance à enfiler les kilomètres et ne t’arrêter que le soir, tu peux vraiment tirer profit des prolongateurs. Pour des courses telles que les BikingMan, la Transcontinental Race ou la Race Across France, ils sont quasi indispensables.

Enfin, leur dernière fonction, c’est le fourre-tout. Tu peux y accrocher des tas de choses, comme un porte-gourde (photo en dessous), des food pouch, ton Garmin (comme ici sur le site), et même une sacoche de guidon, en l’attachant le long des prolongateurs (photo) ! Tu peux aussi y enrouler ton tour de cou, y attacher un paquet de bonbons pour piocher dedans en route, bref tu vois le tableau, les prolongateurs, c’est un must have. 😉

NB : sache que les prolongateurs ne sont pas vraiment adaptés aux vélos à guidon haut, où tu es en position droite. Tu peux en mettre mais tu n’en tireras pas autant de bénéfices. Sache aussi qu’une fois que tu auras testé les prolongateurs, tu ne pourras plus t’en passer :p

Éclairage : dynamo ou lampe rechargeable ?

Dynamo

Avantages : la lampe dynamo a l’énorme avantage de ne pas avoir à être rechargé. Si tu ne veux pas avoir à emmener un énième câble de recharge, si tu es limité en termes de batteries portables, si tu sais que tu passeras plusieurs jours sans pouvoir recharger d’appareils… La lampe dynamo sera ta meilleure option. En plus, sur certains modèles, tu peux recharger d’autres appareils en les branchant sur la dynamo. J’utilise le modèle Busch & Müller depuis 2 ans et il a cette option. À 160 €, c’est un investissement qui vaut vraiment le coup : elle ne prend pas une ride, le faisceau est comparable à celui d’une voiture en feu de croisement, elle ne m’a jamais fait défaut. Pour les ultras, les voyages où tu rouleras de nuit, pour l’hiver, c’est un indispensable à mes yeux.

Inconvénients : si elle te lâche, tu n’auras plus rien pour t’éclairer. Donc dans tous les cas, il est plus prudent d’emmener une lampe rechargeable, en cas d’urgence. L’autre point faible, c’est le prix du moyeu ; j’avais payé environ 250 € pour un moyeu SON Dynamo, qui est la gamme la plus haute. Tu peux en trouver pour moins cher mais dans tous les cas, il te faudra ensuite le monter dans ta roue, ce qui coûte cher également. Autrement tu peux acheter la roue toute faite avec le moyeu, mais c’est cher également.

Lampe rechargeable

Avantages : les bonnes lampes rechargeables sont accessibles à tous les budgets, avec des prix allant de 60 € à 200+ €. La Lezyne Micro Pro Drive est vraiment bien, pour 70 €. Leur autonomie suffit à la plupart des cyclotouristes qui ne roulent pas de nuit, et auront seulement besoin d’une heure ou deux de lumière (en partant tôt le matin par exemple).

Inconvénients : leur autonomie est limitée. Je connais très peu de lampes rechargeables qui peuvent durer une nuit entière (8-10h) à éclairage maximum, et lorsque l’on roule de nuit, c’est difficile de se contenter du mode économie d’énergie. Il faut ensuite la recharger, et suivant sa puissance, ça peut prendre plusieurs heures. Pour un voyage orienté performance avec sorties de nuit, ce n’est pas du tout l’option la plus pratique.

Quel matériel emmener ?

Cela va surtout dépendre des températures, de la destination, des heures où tu rouleras

Comme indiquée plus haut, ta liste de matériel variera considérablement suivant la météo durant ton voyage. En général, tu auras besoin de plus d’affaires en hiver, pour te protéger du froid mais surtout de l’humidité. À l’inverse en été, tu auras besoin de moins d’affaires, moins de vêtements, mais tu devras transporter plus d’eau, ce qui peut être plus lourd finalement. Si tu prévois de rouler de nuit, tu pourras aussi avoir besoin d’affaires chaudes si les nuits sont fraîches, même en été.

Tu peux choisir d’emmener toute ta nourriture avec toi ou d‘acheter au fur et à mesure, suivant le poids que tu te sens capable de transporter. Essaye de toujours laisser de la place pour caser de la nourriture en route.

Si tu veux partir léger : j’ai remarqué que plus j’ai d’espace, plus je vais emmener d’affaires, même si elles sont inutiles. L’astuce, c’est de réduire le nombres de sacoches que tu as, pour t’obliger à réduire le nombre d’affaires que tu prendras. Ça aide vraiment à faire le tri et à n’emporter que le nécessaire.

Bivouac ou hôtel ?

Pour savoir, il faut se demander quel niveau de confort tu recherches et quelle performance tu veux faire. Pour aller vite, tu peux faire des micro siestes, auquel cas le bivouac est plus approprié puisque tu seras amené à dormir un peu n’importe où (j’en parlerai plus en détails dans mon article sur le sommeil et le bivouac en ultra cyclisme). Si tu veux simplement faire un voyage touristique à vélo, tu peux aussi bien camper (bivouac ou camping) que dormir à l’hôtel, en gîte, ou chez l’habitant (avec l’application Warmshowers). Dis-toi simplement que le camping implique d’emmener une tente, un sac de couchage, un matelas, ce qui alourdira tes sacoches.

Comment répartir mon matériel dans mes sacoches ?

Il y a quelques règles simples pour bien répartir les poids.

Les objets lourds se mettent en bas et au centre, donc dans la sacoche de cadre, au fond de la sacoche de selle (près de la tige de selle) ou dans la sacoche de tube diagonal.

Les objets légers et volumineux sont en général dans la sacoche de selle (plus loin de la tige de selle), dans la sacoche de guidon (limité le poids à cet endroit), ou dans la sacoche de tube supérieur.

Le matériel moins important, que tu utilises occasionnellement ou seulement à l’arrêt, mets le dans la sacoche de guidon ou au fond de la sacoche de selle.

Le matériel plus important, qu’il te faudra accéder rapidement et régulièrement (nourriture, eau, électronique…), place-le dans la sacoche de tube supérieur, dans les food pouch, ou dans la sacoche de cadre. Et laisse bien de la place dans les sacs pour de la nourriture achetée en route !

La sacoche de cadre et de selle
La sacoche de cadre et de selle, toutes les 2 en petit format

Conclusion

Voilà pour cet article sur le matériel de cyclotourisme ou bikepacking. J’ai essayé de le rendre le plus complet possible, mais si tu as des remarques ou des choses à ajouter, mets-le en commentaire et je l’ajouterai !

J’espère en tout cas qu’il t’aidera à faire tes choix.

Aussi, range bien tes sacs, tu te remercieras plus tard.

Teste ton matériel avant le départ, pour être sûr que tout fonctionne (ne commet pas cette erreur de partir sans rien tester !)

Et si tu peux, essaye différentes sacoches et matériel, pour te faire ta propre idée 🙂

Je te dis à bientôt, dans les articles à venir notamment un article sur la Vélodyssée, puis des articles sur le sommeil et la nutrition en ultra cyclisme, le cyclotourisme en hiver en Norvège, les micro-aventures en France à vélo…

Céda

Le bonus…

SI tu es arrivé jusqu’ici, déjà, bravo.
Mais ça veut sûrement dire que l’article t’a plu. Et s’il t’a plu, t’en veut encore plus, non ?

Je te conseille de t’inscrire juste en dessous pour encore plus de contenu, tous les mardis dans ta boîte mail. On y parle entraînement, préparation mentale, dépassement de soi et aventure

Le prochain email arrive arrive mardi !

6 Commentaires

Corbillon barbara -

Merci beaucoup pour tous ces conseils

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Cédalise Mariotti -

C’est avec plaisir 🙂
Merci pour ce commentaire !

Répondre
Anonyme -

De très bon conseils, je viens de faire le canal des 2 mers avec un Vtc + remorque monoroue.Avec mon épouse on a dérouillé car vue l’état des chemins le long du canal nos pneus n’étaient pas adaptés. 7 crevaisons sur le canal du Midi et 0 sur le canal de la Garonne.

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Cédalise Mariotti -

Merci pour ce retour !
Pas de chance pour votre voyage, effectivement c’est facile de se faire avoir avec l’état de certaines véloroutes et chemins…
7 crevaisons ça commence à faire !

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Vanhamme -

Bonsoir,
Merci pour l’article, il est très bien détaillé et pourra être utile à bon nombre de personnes.
Tu maîtrises le sujet, on sent dans certains détails ton expérience.
Etc

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Cédalise Mariotti -

Bonjour,
Merci pour ce retour très positif, ça fait plaisir !

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